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Grâce à la photographie, j’ai pu vivre la vie que je souhaitais. Chaque jour est différent. 

J’ai eu le privilège de voyager, d’apprendre, de rencontrer des personnes ordinaires et extraordinaires, de photographier des fantômes et des artistes, des mannequins célèbres et de croiser la vie de bien d’autres encore tels que des ouvriers et des têtes couronnées. J’ai consulté l’oracle de Siwa, pêché dans le lac Khövsgöl, en Mongolie, et visité les temples d’Angkor. La photographie m’a appris à évoluer. 

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« Une image vaut mille mots ». Être face à une personne dont on réalise le portrait est un privilège extraordinaire. Cela revient à capturer quelque chose d’unique en un millième de seconde. J’aime l’idée qu’une personne regardant l’un de mes portraits perçoive le contact visuel que j’avais établi avec le sujet.

Portraits : la photographie en noir et blanc reste éternelle pour moi. La plupart de ces portraits m’ont été commandés. Toutefois, certains résultent de ma propre initiative de rencontrer des gens pour lesquels j’éprouve de l’admiration et du respect. 

Reportage : mes portraits sont, bien souvent, des reportages autour de la vie des sujets que je photographie.

Smith & Proud : Smith est le nom de famille le plus commun en Angleterre. C’est mon nom. Smith désigne également un artisan qui œuvre sur différents types de métaux. Ce projet est continu. Je fais des portraits de personnes qui se nomment Smith et qui sont des artisans dans leurs divers domaines.

J-C D : lorsque j’ai vu la pièce Le Mardi à Monoprix, la performance de Jean-Claude Dreyfus dans le rôle de Marie-Pierre, m’a profondément touchée. Un jeu extrêmement puissant. Il a accepté que je suive sa transformation, dans sa loge, avant et après le spectacle. J’ai vu à quel point la métamorphose de l’acteur qui endosse un tel personnage et qui, ensuite, revient à lui-même est éprouvante.

 

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Inde 2006 : voyage dans la ville sainte de Varanasi, en compagnie de l’artiste italienne Rosenda Arcioni Meer. Des artisans musulmans tissent la soie pour confectionner des saris nuptiaux hindous et des vêtements de cérémonies bouddhiques. Une grande humanité dans laquelle plusieurs religions coexistent paisiblement.

Inde 2012 : dans le cadre de son projet, Kamalan, Rosenda organise un nouveau voyage, de Gokarna à Chenaï et Pondichéry, en passant par les îles Andaman. Une merveilleuse découverte de l’art thérapeutique dans la médecine ayurvédique indienne.  

Japon : depuis 1987, j’ai vécu plus de trois ans dans ce pays. J’ai traversé toutes les saisons.

C’est une petite sélection qui inclue des portraits de Kitaro, Monsieur Kamayatsu, Noboyushi Araki, Yoshi Oïda, Jun Miyaki et Kikuchiyo Kokontei, l’une des rares artistes femmes conteuses de Rakugo.  

Jordanie : un jour, une occasion de visiter la Jordanie s’est présentée. Il ne faut pas rater ce genre d’aubaine. Pour le compte d’une agence dédiée aux voyages pour femmes, j’ai découvert ce pays extraordinaire. En compagnie de mon amie Zahia Hafs, nous sommes allés d’Amman à Aqaba, du Wadi Rum à la mer Morte et, bien sûr, à Petra. Mon idée première de cet endroit, associé à Laurence d’Arabie et Tintin, s’est transformée en un périple centré sur « ce que veulent les femmes ». 

Mongolie : en 1995, mon amie Mako Yamazaki, me propose de partir à Oulan-Bator, en Mongolie, pour faire des prises de vue lors d’un festival amical japonais mongol. Le créateur japonais, Zucca, en était le principal invité. Je suis tombé amoureux de la Mongolie et de son peuple. J’y suis retourné trois années de suite, toujours en été. 

Russie : de tous les voyages que j’ai effectués en Russie, y compris deux semaines dans le transsibérien, j’ai choisi les nuits blanches estivales de Saint Pétersbourg.

 

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Ces photographies ont fait l’objet de plusieurs expositions : longue durée, éphémères, réelles et virtuelles. 

50-fifty four : j’ai eu la chance de pouvoir exposer dans l’un des anciens ateliers de Picasso, situé boulevard Raspail, à Paris. Les propriétaires actuels, Louise Brody et Charles Poisay m’avaient demandé de présenter quelque chose de nouveau. « Et surtout pas de noir et blanc ! ». J’ai alors réalisé, qu’en fait, j’avais 3000 images en couleurs sur mon téléphone. L’exposition 50-fifty four est ainsi née, en hommage à ma sœur et à mon frère. À chacune de ces photos, j’ai été inspiré par l’amitié, le désir, l’espoir et l’amour. 

Cambodge : dans le même esprit que l’exposition 50-fifty four, j’ai souhaité faire des associations audacieuses, en parallèle à la publication du livre Le Cambodge de Monsieur Rathanak

French Mosaic : pendant plusieurs années, j’ai travaillé avec mon amie Naeko Ohta sur son projet « French mosaic ». Japonaise d’origine, elle vit à Paris avec son mari français. Elle a mené une enquête personnelle sur ce que représente aujourd’hui le fait d’être Français ou de vivre en France en tant qu’étranger. Hiroshi Nakayama, graphiste, Léa Saito, scénographe et Isaac Callot, ingénieur du son ont tous collaboré à ce projet pour lequel Naeko a interviewé des amis – certains connus, d’autres pas – qu’elle admire. Ce fut un événement pop up épatant. 

Miao : le festival du sacrifice des buffles est supposé se dérouler tous les 12 ans dans le sud-ouest de la Chine. En 2009, Zahia Hafs et moi-même avons pris un vol de Paris à Kaili, via Shanghai, puis un minibus qui, après des heures de route, nous a conduits dans les montagnes. À notre arrivée, nous avons appris que le festival ne pouvait avoir lieu cette année-là. La pleine lune n’était pas favorable. Parfois, les informations trouvées sur Internet sont déroutantes… Néanmoins, nous avons pu assister au « Rappel du Dragon », un autre festival Miao. Ces photographies ont été exposées à la Biennale des Carnets de Voyage, à Clermont-Ferrand. Et ce, grâce à Michel Renaud, l’une des victimes de l’attentat de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Merci Michel.

Tylz : c’est le fruit d’une collaboration entre Tomer Lanzman, Florence de Tugny et Yves Taralon. Ils ont réuni plusieurs artistes dans une galerie virtuelle.

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Ma chère amie, Nicoletta Santoro, m’a dit un jour : « Justin, si personne ne voit tes photos, alors tu n’es pas un photographe. » Voici quelques traces, de A à Z. 

akg : une agence de photos familiale, basée à Berlin, Paris et Londres. Nombre de mes photos figurent à leur catalogue et circulent dans la presse, l’édition et dans le monde de la publicité. 

British Legion : je suis fière d’avoir contribué au travail extraordinaire de la Légion britannique. Ces photos ont été prises au fil des années, à l’occasion de divers événements et commémorations. Elles ont servi de matériel pédagogique pour permettre à des élèves, issus de nombreuses écoles du Royaume-Uni, de mieux comprendre les répercussions de la guerre. 

Clan Campbell : ces images ont été réalisées, en Écosse, dans le cadre de la campagne de publicité, sur Internet, d’un producteur de whisky. Elles ont servi de support à une animation visuelle. 

fa : J’ai fait un travail pour une société japonaise de cosmétiques. Prises dans la campagne française, les images s’inspirent, avec un certain décalage, des portraits d’August Sander.

potomaq : cette agence artistique en ligne, liée à akg, regroupe des photographies de haute qualité, en différents formats et selon diverses techniques. J’ai sélectionné quelques-unes de mes images disponibles sur Potomaq. 

Les étoles : Je voulais continuer l’aventure 50-fifty four qui a débuté par une exposition photographique. À l’ère du tout-numérique, où les images n’existent que sur écran, je voulais créer, d’après mes photos, un objet qui perdurera. J’ai choisi des écharpes. J’ai fait appel à des petits ateliers pour fournir le tissu, pour l’imprimer, utilisant les dernières technologies, et pour roulotter les écharpes « à la main ». EIles sont entièrement « Made in France », mon pays adoptif depuis plus de trente ans. Cette collection vous propose 8 modèles en édition limitée pour femme et pour homme. 

Zucca : Ah Zucca ! C’est à Budapest, dans le cadre d’un festival international de la photographie de mode, que j’ai rencontré Akira Onozucca, pour la première fois. Lorsque s’est présentée l’occasion d’aller en Mongolie pour photographier sa première collection pour hommes, je ne pouvais qu’accepter. Par la suite, notre amitié nous a conduits à collaborer à plusieurs reprises, y compris pour son livre Travail, publié à l’occasion de son 10e anniversaire.

 

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Des livres recèlent quelques traces aussi.

Fantômes : c’est une longue histoire et, encore une fois, une occasion de saisir la chance qui s’offrait à moi. J’ai rencontré Michel de Grèce lors d’une fête organisée dans un asile d’aliénés à Alep, en Syrie. Nous avions déjà travaillé ensemble pendant quelques mois lorsqu’il m’a demandé pourquoi je faisais toujours des photos en noir et blanc pour moi. En regardant ces images, il m’a dit « j’ai attendu deux ans pour me décider à faire un livre sur les fantômes. Seriez-vous intéressé ? » Cinq mois d’aventures extraordinaires et 12 pays plus tard, est né l’ouvrage Ces Femmes de l’au-delà. Plus tard, ce livre fut publié aux États-Unis sous le titre Living with Ghosts.

Zanzibar & Cambodge : ces images sont le fruit d’une collaboration avec mes amis Elsie Herberstein et Damien Chavanat, tous deux dessinateurs français. Sous le nom « Les 3 Moustiquaires », nous sommes allés à Zanzibar et plusieurs fois au Cambodge pour réaliser deux carnets de voyage, un genre éditorial très en vogue à l’époque en France. En 2001, Zanzibar, carnet de voyage gagne le prix Lonely Planet du Meilleur carnet de voyage, lors de la Biennale de Clermont-Ferrand.

Saint James's : pour mieux vendre une propriété hors du commun, située en face du palais Saint James's, à Londres, une agence de relations publiques a commandé ce livre, publié en édition de luxe limitée. 

Monsieur Rathanak : Pour célébrer le 25e anniversaire de Krousar Thmey, l’ONG au centre du premier carnet de voyage sur le Cambodge, Benoît Duchâteau-Arminjon, alias Bénito, a invité Elsie, Damien et moi même à récidiver. Guidé par l’énigmatique Moniseur Rathanak, il nous a demandé de choisir nos 25 coups de cœur dans ce fabuleux pays. Voici notre histoire.